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OTAN :  »Nous devons continuer à être solidaires »

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Article d’opinion du secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg

Il y a vingt ans aujourd’hui, à 8h46, le vol 11 d’American Airlines a atterri dans la tour nord du World Trade Center au début d’une série d’attaques terroristes délibérées et meurtrières. Ce matin-là, 2 977 personnes innocentes sont mortes à New York, Washington et Pennsylvanie. En ce vingtième anniversaire, nous nous souvenons et honorons ceux qui sont morts et ceux dont la vie a été irrévocablement changée en ce beau matin de septembre.

Le 11 septembre a été témoin du pire de l’humanité, mais il a aussi fait ressortir le meilleur. Des premiers intervenants qui ont couru dans les bâtiments alors que tout le monde s’enfuyait, au personnel médical qui a sauvé tant de vies, aux hommes et aux femmes ordinaires qui ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour aider leurs concitoyens.

Le 11 septembre n’était pas seulement une attaque contre les États-Unis, c’était une attaque contre nous tous. Les victimes venaient de tous les coins de l’alliance de l’OTAN et de bien au-delà. Dans les 24 heures qui ont suivi les attaques, les Alliés de l’OTAN ont invoqué pour la première fois l’article 5, notre clause de défense mutuelle. Cela indique qu’une attaque contre un allié est une attaque contre chaque allié. Peu de temps après, les forces de l’OTAN étaient en Afghanistan côte à côte.

Notre engagement en Afghanistan est maintenant terminé. Cela a été long et difficile, avec un coût énorme en sang et en trésors. Plus d’un million de nos hommes et femmes en uniforme, d’Amérique du Nord, d’Europe et de nombreux autres pays partenaires, y ont servi au cours des deux dernières décennies. Des milliers de personnes ont fait le sacrifice ultime, ou ont été blessées, aux côtés de nombreux Afghans, tant des forces de sécurité que des civils.

Mais en même temps, nous ne devons pas oublier ce que nous avons accompli ensemble. En 2001, l’Afghanistan était un refuge pour les terroristes d’Al-Qaïda qui ont planifié et mené les attentats du 11 septembre, et bien d’autres dans le monde. La mission de l’OTAN était de dégrader al-Qaïda et d’empêcher l’Afghanistan de servir de rampe de lancement aux terroristes qui nous attaqueraient. Depuis le 11 septembre, il n’y a eu aucune attaque terroriste contre nos patries organisée depuis l’Afghanistan.

La communauté internationale, soutenue par les forces militaires de l’OTAN, a également contribué à créer les conditions qui ont permis aux Afghans d’améliorer leur propre vie. Une nouvelle génération d’hommes et de femmes a grandi en étant capable d’obtenir une éducation, de participer au processus politique et de se connecter au reste du monde. Ces gains ne peuvent pas être facilement annulés.

Le monde regarde l’Afghanistan et obligera ceux qui sont au pouvoir à respecter leurs engagements. Ils doivent empêcher les terroristes d’avoir un refuge, respecter les droits de l’homme et garantir un passage sûr à ceux qui le recherchent ainsi qu’un accès humanitaire.

Les événements des dernières semaines sont une tragédie pour les Afghans, et ils sont déchirants pour nous tous qui les soutenons. En effet, il y a beaucoup de questions difficiles que nous devons poser honnêtement au sujet de notre engagement. Il y a des leçons que nous devons tous apprendre. À l’OTAN, nous avons lancé une évaluation approfondie. Il est trop tôt pour préjuger des résultats, mais à mon sens, il y a des choses qui ressortent clairement.

L’Afghanistan ne sera pas la dernière crise pour laquelle l’Amérique du Nord et l’Europe doivent agir ensemble à travers l’OTAN. Il y aura toujours ceux qui voudront nous faire du mal. Nous l’avons vu le 11 septembre et dans les nombreuses autres attaques terroristes depuis. Nous l’avons également vu en Irak et en Syrie lorsque l’Etat islamique a pris le contrôle d’une vaste étendue de territoire pour établir un régime terroriste extraordinairement brutal. ISIS ne s’engagera jamais dans la diplomatie. Ce n’est que par les Alliés de l’OTAN et nos partenaires déployant des forces militaires que nous avons pu libérer les terres et les personnes contrôlées par l’Etat islamique. L’action militaire est toujours le dernier recours, mais parfois c’est la seule réponse rationnelle.

L’usage de la force n’est pas seulement un élément essentiel de la lutte contre le terrorisme. La force militaire est le garant ultime de notre liberté. Sans une armée forte et crédible pour la soutenir, la diplomatie échouera. Pendant la guerre froide, c’est la puissance militaire de l’OTAN qui a donné à nos diplomates et politiciens la force de négocier avec l’Union soviétique.

Une armée forte, combinée à la volonté de l’utiliser si nécessaire, est l’essence de notre dissuasion. Imaginez si l’OTAN n’avait pas de forces militaires fortes et capables, mais nos concurrents en avaient. Nous serions rapidement incapables de garantir nos valeurs les plus chères : la liberté, la démocratie et l’État de droit. Nos forces armées assurent la sécurité de nos nations depuis plus de soixante-dix ans, et elles continueront de nous protéger dans les décennies à venir.

Il y a aussi des moments où la diplomatie échoue et l’option militaire est la seule qui reste. Ce fut le cas dans les années 1990, lorsque les guerres dans les Balkans occidentaux n’ont pris fin que par des actions militaires. D’innombrables vies innocentes ont été sauvées par l’intervention de l’OTAN en Bosnie-Herzégovine, puis au Kosovo.

Les développements dramatiques en Afghanistan me montrent également une autre leçon claire. Dans un monde plus imprévisible et compétitif, les défis auxquels nous sommes confrontés sont trop grands pour qu’un pays ou un continent puisse faire cavalier seul.

Alors que nous nous souvenons de tous ceux qui sont morts le 11 septembre et de tous ceux qui ont tant sacrifié au cours des années qui ont suivi, nous devons également nous souvenir de la solidarité qui nous a liés pendant ces heures sombres. Il y a vingt ans, l’Amérique du Nord et l’Europe étaient solidaires. Nous devons continuer à être solidaires pour rester en sécurité aujourd’hui et demain.

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