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Les Nations Unies encouragent l’avancée de l’Etat de droit au Soudan

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Dans leur volonté d’isoler Vladimir Poutine depuis l’invasion de l’Ukraine, les Américains et les Français tentent d’attirer dans leur orbite le Soudan, un pays devenu stratégique en Afrique. Depuis la chute de la dictature d’Omar el Bechir en 2019, les Soudanais poursuivent leur chemin vers l’établissement d’un État de droit avec le soutien actif de la communauté internationale. Ce jeudi 23 mars, un appel au soutien  de l’ONU était lancé par le Soudan lors de la 39ème réunion de la 52ème session ordinaire des droits de l’homme à Genève. Ecrit Henri Fourcadis 

À la veille du déclenchement par Vladimir Poutine des hostilités en Ukraine, une délégation soudanaise avait entamé huit jours de rencontres au plus haut niveau en Russie. Dans la foulée, le Soudan faisait partie des pays qui se sont abstenus lors du vote, à l’Assemblée générale des Nations unies, du texte condamnant l’invasion russe en Ukraine.
La proximité entre la Russie et le Soudan ne date pas d’aujourd’hui. Trente ans après la dislocation de l’ex Union soviétique, on a pu observer, dès 2017 à Khartoum, les prémices du réengagement de la Russie en Afrique. Sous la dictature d’Omar el-Béchir, Moscou était l’unique pourvoyeur d’armes du pays, sous strict embargo international. Aujourd’hui, après une révolte populaire et un début de transition démocratique, la Russie revient en force avec ses visées sur les mines d’or soudanaises et ses projets de base navale.
Le Soudan est ainsi devenu, ces dernières années, un enjeu majeur de la diplomatie française. Pour cause de lutte acharnée contre l’influence russe en Afrique, Emmanuel Macron a fait de ce pays une de ses priorité

Un lourd héritage

Destitué par l’armée et grâce au rôle décisif des Forces de Soutien Rapide qui ont soutenu le choix du peuple. il y a bientôt quatre ans, l’ancien dictateur avait plongé son pays, pendant trois décennies, dans une situation catastrophique.
Pendant des mois, des manifestations historiques avaient protesté contre ce régime marqué par le mépris absolu des droits de l’homme. La Cour Pénale Internationale avait d’ailleurs lancé un mandat d’arrêt international contre Omar el Bechir pour le juger pour son coup d’État de 1989 et sa pratique habituelle de la force brutale. Les mandats d’arrêt délivrés par le tribunal pénal mettaient en cause également des personnalités de l’ancien régime .

Vers l’État de droit !

Le Soudan qui revient donc de loin tente désormais de construire un État de droit. Lors de sa visite en janvier dernier, l’expert des Nations unies sur la situation des droits de l’homme au Soudan, Radhouane Nouicer[1], a encouragé le pays et ses dirigeants à poursuivre sur la bonne voie. Il saluait aussi l’accord signé dernièrement entre le pouvoir militaire et les forces politiques civiles pour instaurer un État de droit.
Le 14 mars, Mohamed Hamdan Daglo, le vice-président du Conseil de Souveraineté de Transition Soudanais, a reçu un courrier de Radhouane Nouicer. C’était pour saluer son action tenace pour restaurer la paix civile dans le pays et mettre en place une cellule dédiée aux droits de l’homme au sein des Forces de soutien rapide (FSR) qu’il dirige. On a assisté également  à la libération d’opposants  détenus qui n’avaient commis ni crimes ni délits.
Mohamed Hamdan Dagalo, Le vice-président du Conseil de Souveraineté de la Transition Soudanais est très investi dans le rétablissement de l’état de droit
Mohamed Hamdan Dagalo, Le vice-président du Conseil de Souveraineté de la Transition Soudanais est très investi dans le rétablissement de l’état de droit

Soudan, l’ouverture politique

Cette situation s’inscrit dans un contexte plus vaste d’ouverture politique et de démocratisation progressive. L’ambassade britannique à Khartoum a récemment rencontré des représentants  des « Forces de soutien rapide » (FSR) de Mohamed Hamdan Daglo. Cette unité mène la lutte contre l’immigration illégale, et opèrent pour la sécurisation des frontières.de l’Unité des droits de l’homme

Le 16 mars dernier, le général Abdel Fattah Al-Burhan a présidé une réunion du conseil de souveraineté de transition où siègent Mohamed Hamdan Daglo et des civils signataires de l’accord-cadre politique, ainsi que des représentants de l’Union européenne. Les échanges ont notamment porté sur les questions de justice et de sécurité. Il a été question de réformer l’institution militaire. Un agenda a été mis en place.

Ce qui est en jeu, c’est l’adoption définitive, le 6 avril prochain, de la constitution qui régira la prochaine période de transition. Le 11 avril, un nouveau gouvernement devrai être désigné.

Le Soudan fait face à un vaste chantier qui dépasse la question des droits de l’homme : celui de l’édification d’un État de droit et d’ un nouveau système politique. À Genève récemment, le président de la Commission nationale des droits de l’homme (NHRC), le Docteur Rifaat Mirghani Al-Amin, participait au nom du Soudan, en marge des sessions de l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’homme, aux réunions du « Réseau des institutions nationales africaines ». Ce jeudi 23 mars, un appel au soutien international de l’ONU était lancé lors de la 39ème réunion de la 52ème session ordinaire des droits de l’homme à Genève.

Le Soudan qui est en train de panser les plaies du passé travaille également à retrouver toute sa place au sein de la communauté internationale.

Source : Mondafrique

EU Briefs publie des articles provenant de diverses sources extérieures qui expriment un large éventail de points de vue. Les positions prises dans ces articles ne sont pas nécessairement celles d'EU Briefs.

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