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Les élections législatives françaises du 19 juin 2022 démontrent le profond malaise existant entre le peuple et la classe politique traditionnelle (centristes, ce qui reste du PS et Républicains de la « droite modérée » qui sont surtout modérément de droite). Les partis jugés les plus radicaux (Nupes très à gauche, Rassemblement national de Marine Le Pen) ont largement remporté la victoire, mais celle-ci doit être relativisée en raison d’une abstention dépassant les 52%. Il faut être sourd comme le sont, hélas, les politiciens français pour ne pas entendre le message lancé par le peuple.

Le principal perdant de ce scrutin est bien entendu Emmanuel Macron et sa politique à gauche sur le plan sociétal, très ultralibérale du point de vue économique et ralliée aux Etats-Unis et à l’Allemagne pour la diplomatie. Il faut être autiste comme le sont M. Macron et sa clique pour ne pas comprendre que les Français refusent à la fois ce gauchisme sociétal, cet ultralibéralisme qui les livre aux puissances d’argent et ce reniement de la grande diplomatie ressuscitée par le général de Gaulle.

Avant de décoller pour la Roumanie le mardi 14 juin, le chef de l’État avait déclaré sur le tarmac de l’aéroport d’Orly, qu’ « aucune voix ne doit manquer à la République », excluant ainsi certains groupes du champ républicain. C’était oublier qu’il appartient encore au peuple souverain de décider quand et par qui les institutions sont menacées. Comme le souligne le professeur Christophe Boutin, « le caporalisme moral politico-médiatique, rendu plus sensible encore aux Français avec le développement d’une idéologie woke éloignée du plus évident bon sens, a fini par lasser ».

Le rejet du « en même temps » macronien est d’autant plus évident que la balance finit toujours par pencher du mauvais côté, que ce soit du côté de la trahison des intérêts nationaux français ou de celui des puissances financières auxquelles Macron a livré la France par le biais de cabinets conseils américains (McKinsey et autres) qui font la pluie et le beau temps au mépris de l’ intérêt national. Il ne faudra jamais oublier que c’est sous Macron que ces cabinets ont été saisis de domaines aussi sensibles que ceux de la Défense nationale (le ministère, alors dirigé par Mme Parly, a versé plusieurs dizaines de millions d’euros à des cabinets comme Boston Consulting Group, de PwC, EY et autres), de l’Économie et des Comptes publics, de l’Intérieur. Sans oublier le Premier ministre qui, selon le rapport du Sénatsur l’influence croissante des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques, en mars 2022, a versé près de 7 millions d’euros à des cabinets conseils qui prennent la place des fonctionnaires nationaux.

Aujourd’hui, privé de majorité, Macron devra certes modérer ses ambitions, même s’il peut trouver – on trouve toujours des traitres – quelques Républicains (droite modéré) qui sont prêts à se laisser débaucher pour un plat de lentilles. Mais au moins, Macron ne pourra plus aller faire le coq en Ukraine, mépriser nos alliés traditionnels ou aligner la France sur l’étranger au prétexte d’être un parfait « européen ».

Pour l’heure Macron a réussi le tour de force d’assassiner la Vème république voulue par le général de Gaulle et ramener la France près de 70 ans en arrière, au temps abject de la IVème république. M. Mélenchon voulait lui fonder une VIème république. Mais n’est-ce pas la république, conçue comme système, qu’il faut tour simplement répudier puisque tout dirigeant doit avant tout avoir le souci du Bien Commun ?

Dr Charles Saint-Prot (Universitaire, écrivain)

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