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La renaissance de la lumière

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Vers la fin de l’année -du calendrier grégorien- autour du 22 décembre, chacun observe que la position de l’astre solaire atteint son extrême méridional, que cette date correspond à la nuit la plus longue et au jour le plus court de l’année (dans l’hémisphère nord). Depuis la nuit des temps, ce phénomène astronomique tient une place importante dans la croyance de nombreuses cultures, et est l’occasion de célébrations et de réjouissances quant à la régénération de la lumière auprès de nombreux peuples.

Le Soleil est masculin dans les langues latines mais féminin dans les langues sémitiques. Si en Europe l’entité solaire prime sur la lunaire, il n’en va pas de même dans d’autres cultures. Comme souvent ce qui a été compris un temps, fut compris pour d’autres temps. Cherchant à fournir des explications au solstice d’hiver qui marque le rallongement des journées manifestées par davantage de luminosité, les hommes ont souvent associé le culte solaire au renouveau.

Le culte solaire

Deux millénaires avant notre ère, les Mésopotamiens vénéraient le dieu Solaire personnifié par Shamash.

Pour les Égyptiens, le Soleil occupe une place majeure. Les pyramides et autres obélisques reflètent majestueusement le culte rendu au dieu-soleil Rê, surtout à Héliopolis (cité du soleil) et plus particulièrement par le culte exclusif au dieu-Soleil, imposé par le roi-soleil Akhenaton. Stonehenge est l’un des nombreux sites où l’on célébrait le solstice d’hiver.

Vers la fin du IIIe siècle, le culte de Mithra (célébré le 25 décembre), dieu de la lumière et de la justice, jouit d’un regain d’intérêt à Rome.

Au regard du caractère universel du Soleil, Aurélien choisi de substituer le culte du Soleil invaincu [Sol Invictus] au culte impérial pour unifier son empire. Le Soleil invaincu très populaire auprès des soldats des armées romaines est érigé au rang de culte officiel. Les Romains fêtent aussi la semaine qui précède le solstice d’hiver en hommage à Saturne. Plus tard, rebaptisée en semaine sainte. En vue de l’unification cultuelle de l’empire, Aurélien choisit une date proche du solstice d’hiver, correspondant au lendemain des traditionnelles saturnales afin d’apaiser les peuples fédérés en satisfaisant les adeptes du Soleil invaincu et ceux de Mithra.

Merry Christmas.

L’origine de la célébration de Noël se perd dans les brumes de l’histoire. Durant les « messes ou célébrations du Christ » [cristes maesse] des fêtes sacrées s’organisaient les nuits d’hiver autour du solstice. Noël, la fête de la natalité sera assimilée à la « renaissance » au « retour » de l’astre solaire lors du solstice (25 décembre). A défaut d’être la fête la plus importante du calendrier liturgique chrétien, il n’en demeure pas moins qu’elle reste la plus populaire. Quant au sapin de Noël, il représente la vie au cœur de l’hiver. L’instauration de la fête de Noël commémorant la « natalité de Jésus » allait progressivement remplacer le « jour de naissance du Soleil invaincu » avec la christianisation de Rome et ensuite de l’Europe, avec Constantin et ensuite Théodose.

La métaphore solaire

Parce que rien n’échappe à la lumière de Shamash, il est garant de la justice et de l’équité. Son rôle figure dans le Code d’Hammourabi.

Comme symbole biblique, le sens figuré de la lumière dit quelque chose de Dieu. Le « Seigneur des seigneurs » habite une « lumière inaccessible ».

Le thème de la lumière, très récurrent dans la liturgie chrétienne (Noël et Pâques) a toujours été un puissant symbole inspirant d’importantes religions et attributs divins. Noël est associé au retour symbolique de l’espérance et à la possibilité d’un monde plus juste. Aussi, le Christ est-il présenté dans la métaphore évangélique comme la « Lumière du monde qui a vaincu les ténèbres » ; « En lui [Dieu] était la vie, et la vie était la lumière des hommes » et ; comme le « Soleil de justice » d’une ère nouvelle.

Jamouchi.M Prof d’épistémologie

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