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25 Novembre, Journée Internationale de l’élimination de la violence envers les femmes

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Genèse : En souvenir des sœurs Mirabal

Le 25 novembre marque la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, en souvenir des 3 sœurs Mirabal : Patria, Minerva und Maria Teresa surnommées «las Mariposas.»(Les papillons). En 1960, elles furent kidnappées et assassinées à la machette par les agents des services secrets du dictateur Rafael Trujillo (1930-1961), Président de la République dominicaine. Leur crime : Minerva, l’une des sœurs avait refusé les avances du dictateur qui avait jeté son dévolu sur elle. Pour se venger de son refus que le dictateur considérait comme un affront, elles sont victimes d’un soi-disant «accident de route» battues à mort. Leurs

cadavres sont jetés du haut d’un précipice au bord de la route.

En 1981, lors d’une réunion de féministes latino-américaines et caribéennes, le 25 novembre a été proclamé Journée du souvenir des victimes de la violence à l’égard des femmes.

Afin de commémorer ce crime ignoble, l’ONU a décrété en 1999 la date de leur décès le 25 novembre 1960 comme journée de l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

La violence envers les femmes transgresse les frontières et le statut social

Karlsruhe 25.11.23. Réseau « Schwarze Grüne Frauen*». Réseau des Femmes Noires du Parti des Verts*. De gauche à Droite ©Dr. Pierrette Herzberger-Fofana, Députée au Parlement Européen, Gilberte Driesen, Awet Tesfaiesus, Députée au Bundestag, Djenabou Diallo Hartmann, Députée au parlement régional de la Basse-Saxe

La violence à l’égard des femmes est la violation des droits humains la mieux partagée au monde puisqu’environ une femme sur 3 a subi au moins une fois dans sa vie un acte de violence. Les actes de violence se passent dans toutes les sphères de la société sous diverses formes, le plus souvent de la part du conjoint quel que soit la classe sociale, l‘origine ethnique ou la religion.

Partout dans le monde les femmes sont maltraitées, victimes de coups, blessures, messages haineux via le net et d’harcèlement sexuel, de traditions obsolètes comme les mutilations génitales féminines qui entravent le plein épanouissement des filles et des femmes.

La violence à l’égard , un crime contre l’humanité

Le tourisme sexuel, la violence domestique et conjugale, la pornographie d’enfants, les abus sexuels sur des mineures, les viols, les crimes d’honneur ou féminicide, les mariages forcés, la sélection préférentielle des sexes ou crimes de fœtus féminins sont les diverses formes de violence qui ont cours dans de nombreux pays. La violence est une atteinte contre l’intégrité physique des femmes. C’est également parfois une arme utilisée dans les régions en conflit, une sorte de repos du guerrier.

Chaque année, des milliers de jeunes filles Africaines sont mises en esclavage taillable et corvéable dans des familles en Europe qui les exploitent et dans les pays du Moyen-Orient qui abusent d’elles. Dans ces pays, elles sont victimes de viols par les hommes des familles où elles travaillent et doivent assouvir tous leurs fantasmes sexuels. Les témoignages des jeunes filles, victimes d’esclavage sexuel est d’une abomination á vous glacer le sang.

Lors de nos différentes missions dans les pays d’Afrique des Caraïbes, du Pacifique, les organisations de la société civile nous ont partagé avec nous leurs préoccupations en ce qui concerne et fait part de ce fléau : La violence envers les filles et les femmes. Les mariages forcés et les grossesses précoces représentent un frein au développement de ces pays. Bien que les mariages précoces soient interdits par la Chartre africaine des Droits et du Bien-être de l’enfant, chaque année de nombreuses petites filles de moins de 15 ans sont retirées de l’école et données en mariage souvent à des quinquagénaires.

En Europe la pornographie d’enfants, les abus sexuels sur des mineurs, la traite des femmes et les violences conjugales sont les formes les plus courantes. La séquestration et la traite des femme venues spécialement des pays de l’Europe de l’est et du Sud Global afin de satisfaire les pulsions sexuelles de dépravés sont les nouveaux fléaux auxquels l’Europe est confrontée. La traite des femmes alimente l’industrie du sexe qui connaît un boom économique sans précédent aux dépens de milliers jeunes filles, victimes du mirage d’une Europe de l’ouest où coulent le lait et le miel en abondance pour tous.

Bien que 125 pays condamnent la violence conjugale, car elle a de lourdes conséquences sur le psychisme de la victime et met en péril sa santé. Plus de 500 millions de femmes vivent dans des pays où la violence conjugale ou du partenaire n’est pas sanctionné.

La Convention d’Istanbul

La Convention est le premier traité international qui établit un arsenal de mesures de protection juridiquement contraignant visant à prévenir et combattre la violence et son élimination à l’égard des femmes et des filles. L’union Européenne a ratifié le 1 er juin 2023 la Convention. En Allemagne, la Convention d’Istanbul est entrée en vigueur le 1er février 2018.

La directive

Certains états membres de l’Union Européenne sont cependant frileux à légiférer, tout comme à introduire, par exemple, la notion de consentement. Oui, c’est oui et Non, c’est non ! Cela ne devrait pas être compliqué à comprendre. La directive considère dorénavant le cyberharcèlement et la cyberincitation à la violence ou à la haine comme des infractions pénales dans toute l’Union européenne. Ceci est est une première.

Nous devons donc mener une âpre bataille afin que le viol soit intégré dans la directive. Car le viol, qui est un rapport non consenti, est une violation de la dignité des femmes. Il faut l’introduire dans la directive comme un délit ignoble, passible de sanctions si l’on veut que l’Union Européenne devienne le continent qui aura éradiqué la violation de genre.

Dr. Pierrette Herzberger-Fofana,
Députée au Parlement Européen
1 ère Vice-Présidente de la Commission «Développement»
Vice-Présidente de l’Assemblée Parlementaire Paritaire ACP-UE
Vice-Présidente de la Délégation avec le Parlement Panafricain

EU Briefs publie des articles provenant de diverses sources extérieures qui expriment un large éventail de points de vue. Les positions prises dans ces articles ne sont pas nécessairement celles d'EU Briefs.

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