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Liban : A Beyrouth, une véritable scène de guerre

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Au moins 70 morts et des milliers de blessés sont à déplorer.

Une scène apocalyptique. Il n’y a pas d’autre termes pour qualifier l’effroyable image que donnait Beyrouth hier en fin d’après-midi, après deux explosions massives au hangar numéro 12 du port de la ville. De Dora, en banlieue de Beyrouth, au port, l’autoroute est jonchée de débris en tous genres. Le port semble dévasté dans des proportions massives. Les conteneurs ont explosé, les gigantesques silos à grains ont été soufflés, les grues sont à terre. Au-dessus du port, dans un ballet sonore incessant de sirènes de pompiers et d’ambulances, les hélicoptères tentent d’éteindre l’incendie. Les opérations se poursuivaient tard en soirée.

Vers minuit, le ministre de la Santé, Hamad Hassan, a indiqué qu’il y aurait plus de 73 morts et 3.700 blessés.

Sur les bords de la route, les badauds sont hagards. Patil, la vingtaine, tremble. Elle habite dans le quartier de la Quarantaine. « Pendant 15 minutes, on a vu de la fumée s’élever au port du Beyrouth, puis on a entendu l’explosion, raconte-t-elle. Je me suis cachée dans la salle de bains, puis brusquement les vitres ont été soufflées. » Elle a vu des gens blessés qui gisaient par terre. Certains dans un état grave.

Mohammad, la trentaine, est arrivé sur les lieux du sinistre, quelques secondes après l’explosion. Il confie avoir fait la navette « entre les bâtiments environnants pour sortir des gens blessés ou morts ». Avec l’aide d’autres volontaires, il a dû « évacuer une soixantaine de personnes dont un vieux qui était coincé au vingtième étage ».

Le mohafez de Beyrouth, Marwan Abboud, a déclaré lors d’une visite sur le lieu des explosions que l’« étendue des dégâts est énorme », qualifiant Beyrouth de « ville dévastée ». Il a encore indiqué que des pompiers qui étaient entrés dans l’enceinte du port pour y éteindre un incendie qui s’est déclaré peu avant les explosions sont jusqu’à présent portés disparus.

C’est tout Beyrouth qui est sinistré. La destruction la plus spectaculaire touche surtout les quartiers limitrophes du port, notamment le centre-ville, Saïfi, Gemmayzé, Achrafieh, Mar Mikhaël, Bourj Hammoud et Dora. Des bâtiments sont soufflés. Certains immeubles de verre n’ont plus que leur structure. Partout, des blessés sont déplorés. Certains, plus ou moins graves. Les hôpitaux sont débordés et se voient contraints de refouler les blessés légers pour garder de la place à ceux qui étaient dans un état grave. Le secrétaire général des Kataëb, grièvement atteint alors qu’il se trouvait dans son bureau au siège du parti à Saïfi, devait succomber à ses blessures. Le député Nadim Gemayel est légèrement blessé. À l’Électricité du Liban, le directeur général Kamal Hayek et des employés de l’institution, blessés, étaient toujours bloqués en soirée.

Sur le bord de la route, des voitures sont écrasées, comme du papier mâché. Certaines sont retournées par le souffle de l’explosion. Une étrangère est assise sur l’asphalte, les bras lacérés par les éclats de l’explosion. Un homme arrive, la fait monter sur sa moto pour l’évacuer vers un hôpital de la ville. Mais vers 21 heures, les hôpitaux de Beyrouth avertissent les équipes de secours et la population qu’ils ne sont plus en mesure d’accueillir des victimes, leurs demandant de se diriger vers des établissements hospitaliers en banlieue et dans les régions.

« Une vieille bâtisse vient de s’effondrer, les pompiers étaient dedans. Elle s’est effondrée sur eux », lâche un militaire, qui semble perdu.

Près de l’ancien immeuble de Touch, le toit d’une station de service s’est effondré sur un employé. Tard en soirée, il était toujours sous les décombres. Plus loin, à Mar Mikhaël, un chauffeur de taxi, ensanglanté, se tient toujours devant sa voiture. « On aurait dit une bombe atomique, dit-il. Je ne voyais plus rien. J’entendais des pierres s’écraser sur le toit du véhicule. » Il attendait que l’un des membres de sa famille vienne l’accompagner au Akkar.

Source : OLJ

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